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 COMMUNICATION HORMONALE ET SEXUALITÉ
 
 
 
 
 
 
A l’adolescence, les « hormones se bousculent » entend-on ou bien pour autant grandir il a dû se doper aux « hormones». Qu’est-ce qu’une hormone ? Quels effets ont les hormones au niveau de notre organisme ? Y-at-il des hormones impliquées dans le fonctionnement de nos organes génitaux ?
 
I- Le déclenchement de la puberté et les cycles ovarien et utérin :

A la puberté les organes génitaux (ovaires et testicules) commencent à fonctionner et les caractères sexuels secondaires apparaissent.
Problématique N°1: comment sont déclenchées les transformations pubertaires ?

Bilan A1 :
L’augmentation progressive de substances nommées hormones, produites par le cerveau (gonadostimulines) et transportées par le sang jusqu’aux organes reproducteurs (= organe cible) provoque le déclenchement du développement des organes reproducteurs masculins et féminins.
Les testicules et ovaires deviennent alors fonctionnels et produisent à leur tour d’autres hormones :
- Les testicules la testostérone
- Les ovaires des œstrogènes et de la progestérone.
Ces hormones, transportées par le sang agissent sur de nombreux organes-cibles et provoquent le développement des caractères sexuels secondaires observés à la puberté.
 
Hormone = substance chimique produite par un organe, véhiculée par le sang et agissant sur un organe cible.
Organe cible = organe dont le fonctionnement est modifié par une hormone.

Logiciel JP gallerand

 
 

a1- déclenchement de la puberté

A2- Fonctionnement synchrone des ovaires et de l'utérus

Chez la femme, l’appareil reproducteur fonctionne de manière cyclique de la puberté jusqu’à la ménopause. Les ovulations et les règles alternent régulièrement.
A chaque cycle un ovule est émis par l’un des deux ovaires (cycle ovarien). En parallèle, la muqueuse utérine s’épaissit pour devenir apte à accueillir un éventuel embryon. Lorsqu’aucune fécondation n’a lieu, une partie de la muqueuse utérine se détache provoquant la survenue des règles  (cycle utérin).
Problématique N°2 : comment est contrôlé le fonctionnement cyclique de l’appareil reproducteur féminin ? Comment les ovaires et l’utérus fonctionnent-ils de manière synchrone ?

Bilan A2 :
Les ovaires produisent les hormones œstrogènes et de la progestéronedont les taux varient au cours du cycle.
Ce sont ces variations qui déterminent l’état de la muqueuse de l’utérus : par exemple, une diminution de ces hormones déclenche les règles.
 
II- Les méthodes de contraception et les méthodes d’aide à la procréation médicalement assistée :
 
Les échanges amoureux peuvent, si deux partenaires de sexe opposé le désirent, aboutir à une relation sexuelle. Dans ce cas, il y a naturellement transmission de cellules reproductrices d’une personne à l’autre, et possibilité d’une fécondation, à moins que les partenaires n’interviennent volontairement pour l’éviter.
Problématique N°3 : comment la connaissance du fonctionnement des appareils reproducteurs masculin et féminin (notamment celle du cycle féminin) a permis de mettre au point des méthodes de contraception ?
 
 Bilan A3 :
On entend par méthode de contraception toute méthode visant à éviter, de façon réversible et temporaire la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde ou, s’il y a fécondation, la nidation de l’œuf fécondé.
On distingue des méthodes mécaniques (préservatif …) et des méthodes chimiques (pilule, implant, …)
Le choix d’une méthode contraceptive se pose dès-lors que l’on n’est pas prêt à accueillir la vie. Elle implique  la responsabilité du couple.
 
Il existe :
  • Des méthodes qui empêchent la rencontre des cellules reproductrices : ce sont des méthodes mécaniques, dites contraceptives, qui empêchent la conception d’une cellule-œuf, en faisant simplement obstacle à la rencontre des spermatozoïdes avec les ovules (Préservatifs masculin et féminin, diaphragme ou cape cervicale) 
  • Des méthodes qui empêchent la formation et/ou la migration des cellules reproductrices dans les voies génitales : ce sont des méthodes chimiques, également contraceptives, qui agissent par voie hormonale sur le fonctionnement des organes reproducteurs (Pilule qui bloque entre autre l’ovulation tout comme le patch ou l’implant)
  • Des méthodes qui empêchent une cellule-œuf de s’implanter dans l’utérus, s’il y a eu une fécondation, méthodes dites contragestives, qui empêchent la gestation. Certaines sont mécaniques, d’autres sont chimiques (DIU = dispositif intra-utérin au cuivre ou à la progestérone).
  • Des méthodes qui tentent d’éviter les périodes de fertilité de la femme et la rencontre des cellules reproductrice. Ce sont les méthodes naturelles. Mais elles nécessitent la stabilité du couple (elles impliquent qu’il n’y ait pas de relation sexuelle lors de la période fertile du couple), un grand dialogue et une bonne connaissance du cycle de la femme pour chaque membre du couple.
 
Lorsque les rapports sexuels ne sont pas, ou sont mal protégés, il peut y avoir un risque de grossesse non désirée. Il existe une intervention possible en administrant une dose massive d’hormones. Cela n’est plus de l’ordre de la contraception.

  • Dans le cas de la « pilule du lendemain », les hormones vont agir sur l’appareil reproducteur en retardant l’ovulation, en immobilisant les spermatozoïdes dans les voies génitales ou en modifiant l’endomètre provoquant ainsi l’évacuation d’un éventuel embryon. Mais cette intervention ne peut être efficace que si elle se fait dans les 12 heures qui suivent le rapport non protégé. Elle se fait sous surveillance médicale, car elle est physiologiquement et psychologiquement éprouvante pour la personne qui l’utilise. Cette intervention doit être strictement réservée aux cas d’urgence. Elle ne peut pas remplacer une méthode contraceptive préventive et responsable.
 
  • L’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse) est autorisée en France depuis 1975. Elle est toujours interdite dans plusieurs pays et suscite encore des débats, même en France. Elle peut être pratiquée jusqu’à la 12ème semaine de développement de l’embryon. Elle consiste en un curetage (destruction à la curette de l’embryon et récupération des débris dans l’utérus), soit en une aspiration du contenu de l’utérus, soit en l’administration d’hormones (pilule RU 486) qui rend la muqueuse utérine impropre à la survie de l’embryon déjà implanté et provoque un avortement.
Certains couples rencontrent des difficultés pour avoir un enfant.
Problématique N°4 : comment la connaissance des mécanismes à l’origine de la fertilité des couples, notamment le contrôle hormonal de leurs appareils reproducteurs a permis la mise au point de techniques d’aide à la procréation ?
 
Bilan A4 :
Les méthodes d’aide à la procréation (PMA), dans le cas d’une infertilité ou stérilité diagnostiquées chez un couple,  peuvent intervenir à plusieurs niveaux : favoriser la production de gamètes, ou bien leur rencontre ou encore l’implantation de la cellule-œuf dans l’utérus.
Les traitements ont souvent recours à des hormones.
 
  • Stimulation de la production d’ovules par administration d’hormones analogues des gonadostimulines hypophysaires (hormones du cerveau)
  • L'insémination artificielle :elle se pratique dans le cas de stérilité masculine. Elle consiste à déposer le sperme du conjoint (ou celui d'un donneur) dans les voies génitales de la femme.
  • La Fécondation In Vitro Et Transfert d'Embryons (FIVETE) : elle se pratique quand la rencontre des gamètes ne peut pas se faire (trompes de la femme obstruées, etc.). Elle peut se résumer par le schéma suivant (Doc édukartable)
III- Avoir une sexualité responsable et se protéger des IST :

Le fait d’avoir des relations sexuelles engage un couple à s’interroger quant à la question d’accueillir ou non la vie. La sexualité pose aussi la question des Infections Sexuellement Transmissibles (I.S.T)
Problématique N°5 : qu’est-ce qu’une I.S.T et comment s’en protéger ?

Bilan A5 :
Certains micro-organismes sont à l’origine d’infections qui se transmettent sexuellement et appelées I.S.T. Le seul moyen de protection face à ces micro-organismes pathogènes est le préservatif masculin ou féminin.

Les infections les plus couramment rencontrées sont liées à des bactéries (comme les chlamydias qui peuvent entraîner une stérilité chez la femme, sans symptôme apparent d’infection), des virus (à l’origine de l’herpès génital, de l’hépatite B, du SIDA…) ou des champignons (à l’origine de mycoses au niveau du sexe)
Le virus responsable de l’hépatite B, tout comme celui à l’origine du SIDA (= VIH : Virus de L’immunodéficience Humaine) se transmet par le sang, les voies sexuelles ou encore au fœtus au travers du placenta.